Le Spelc 59/62 demande un moratoire sur la fermeture des petits établissements
Nous le savons, la natalité baisse, donc le nombre d’élèves aussi et il faut donc fermer des classes.
Mais, en raisonnant de plus en plus en terme de rentabilité économique de nos établissements, les directeurs diocésains, qui sont décisionnaires quant à l’avenir de nos établissements, sont tentés de fermer nos petites écoles de campagne.
Si de telles décisions devaient être prises, ce serait participer à la création d’une France à 2 vitesses, celle des villes et celle des campagnes, évènement que l’on voit malheureusement se matérialiser partout en France depuis quelques années.
Est-ce la raison de l’enseignement catholique que d’abandonner nos campagnes ?
C’est pourquoi le Spelc Nord et Pas-de-Calais a écrit aux 3 directeurs diocésains pour sauver nos petites écoles alors que doivent se prendre les décisions sur l’avenir de certaines d’entre elles.
Le Spelc Nord et Pas-de-Calais est le seul syndicat présent aux CODIEC à dire qu’il existe d’autres voies que le seul raisonnement économique.
Pour que les parents d’élèves, les élèves, les enseignants et les personnels OGEC de nos campagnes puissent choisir librement leur établissement, pour que l’enseignement catholique soit proposé partout et non pas seulement dans de grands centres urbains, il faut prendre des décisions qui puissent assurer leur pérennité.
Actuellement, il existe des fonds de solidarité que tous les établissements privés abondent selon leurs moyens et qui peuvent prêter aux établissements en difficulté.
Le Spelc se réjouit de cette solidarité qui va de soi dans l’enseignement catholique mais regrette que certains la remettent en cause et surtout que cela ne fait que créer de nouvelles dettes pour les établissements aidés, qui doivent rembourser…
Le maillage de plusieurs écoles ou la fusion d’écoles avec des établissements du 2d degré (collèges, lycées…) ont déjà été testés avec succès.
C’est cette voie que préconise le Spelc !
Plutôt que de raisonner en rentabilité par établissement, alors que nos établissements scolaires ne sont pas des entreprises, raisonnons en rentabilité globale d’un groupe d’établissements.
Il faut savoir que, hors contributions parentales, nos écoles ne reçoivent de l’argent que de la commune où elles sont installées et uniquement pour les enfants de la commune incrits dans l’établissement ! Or, dans nos écoles, 50 à 75 % des élèves sont extérieurs à la commune !
Les établissements du 2d degré, hors contributions familiales, toujours, sont financés par les départements ou les régions donc pour tous leurs élèves !
L’assise financière est donc facilitée pour le 2d degré et la plupart pourraient, sans difficultés, participer au dépenses des écoles à travers un OGEC unique.
Une solution qui sauverait les emplois des personnes OGEC des petites écoles menacées (comment retrouver du travail en pleine campagne abandonnée de tous ?), et qui serait aussi bénéfique pour nos enseignants, les élèves et leurs parents attachés à leur petite école de village !
A plus long terme, cela sauvera aussi les établissements du 2d degré car si les parents perdent la culture de l’enseignement catholique, leurs enfants iront dans les établissements du public tout au long de leur scolarité.
La fédération nationale des Spelc a d’ailleurs écrit à Madame la Ministre de l’Education nationale pour lui demander la même chose.
Voici cette lettre :

