Le Spelc dénonce auprès du rectorat et des directions diocésaines les suppressions de postes dans le 1er et le 2 degré
Le Spelc Nord – Pas-de-Calais exprime sa forte inquiétude face à l’évolution des moyens accordés à l’enseignement privé sous contrat.
Dans le premier degré, la baisse démographique semble désormais conduire quasi systématiquement à des fermetures de classes. Cette approche strictement comptable nous interroge profondément. Car si la démographie baisse, cela devrait aussi être l’occasion de réfléchir à l’amélioration des conditions d’apprentissage.
Dans un pays dont les résultats scolaires sont régulièrement questionnés, notamment au regard des évaluations internationales comme celles du Programme for International Student Assessment (PISA), la diminution du nombre d’élèves par classe pourrait être une opportunité pédagogique : plus d’accompagnement individualisé, une meilleure prise en charge des élèves en difficulté et des conditions d’enseignement plus favorables.
Or, ce qui pourrait être un progrès pour les élèves est trop souvent transformé en simple variable d’ajustement budgétaire.
Nous souhaitons également dénoncer les fermetures d’écoles motivées principalement par des raisons financières. Lorsqu’une école ferme, ce sont des familles qui perdent une offre éducative de proximité, des équipes pédagogiques qui sont fragilisées, des enseignants en perte d’emploi qui doivent retrouver un poste de plus en plus éloigné de chez eux et des territoires qui se trouvent appauvris.
Mais cette contraction des moyens ne concerne pas uniquement le premier degré. Dans le second degré également, les établissements subissent des pertes d’heures importantes. Ces réductions de dotations ont des conséquences directes : classes plus chargées, dispositifs pédagogiques réduits et dégradation des conditions de travail des enseignants qui doivent de plus en plus souvent travailler sur plusieurs établissements géographiquement éloignés.
Face à cette situation, le Spelc rappelle une conviction qu’il défend depuis longtemps : la nécessité d’une véritable solidarité au sein de l’enseignement catholique. La mutualisation des moyens entre établissements, notamment entre le second degré et le premier degré, ne peut plus rester un principe théorique. Elle doit devenir une réalité si l’on veut préserver l’équilibre de notre réseau d’écoles et éviter des fermetures qui fragilisent durablement les territoires.
La carte scolaire ne peut pas être guidée uniquement par des logiques budgétaires. Elle doit avant tout répondre à un objectif éducatif : garantir les meilleures conditions possibles pour la réussite des élèves et pour le travail des personnels.
Le Spelc Nord – Pas-de-Calais restera pleinement mobilisé pour défendre cet objectif.
